toxSeek : Dépistage de polluants

Site name

+33 (0)1 30 37 11 11du lundi au vendredi 8h/20h
   
Kit(s) ajouté(s) au panier
Total:

toxSeek vu par le docteur N. Sadeg

Dr N. Sadeg
Dr N.Sadeg, pharmaco-toxicologue, Président du comité scientifique toxSeek

Interview du 6 septembre 2018

Dr N. Sadeg, vous êtes président du comité scientifique toxSeek mais qui êtes-vous ?

Je suis un Biologiste médical des Hôpitaux de Paris, reçu au concours de Praticien Hospitalier en Pharmacologie-Toxicologie et titulaire du Doctorat de Toxicologie de l’Université Paris V.

Pouvez-vous nous faire un état de la pollution chimique, de son évolution pendant les dernières années ?

En réalité, il existe un malentendu sur cet état des lieux. Nous connaissons les dégâts de cette pollution depuis des décennies. Mais, depuis une quinzaine d’années, les substances chimiques sont produites dans des quantités phénoménales. La pollution chimique existe depuis longtemps mais elle a, aujourd'hui, changé de statut en devenant un grave problème de santé publique.

Les polluants : quelles sont les conséquences pour notre santé ?

L’effet des polluants sur la santé est multiple, mais avec une constante qu’est la perturbation des systèmes qui régissent notre système endocrinien. Le système endocrinien est, chez tout être vivant, le système qui régit les différentes fonctions de l'organisme. C’est un mécanisme complexe, qui peut se régénérer, se régler par lui-même pour s’adapter à l’environnement. Mais au long cours, il risque de voir le dysfonctionnement devenir incontrôlé et ainsi conduire aux quatre grands syndromes de l’hormonotoxicité, à savoir l’immunotoxicité, la toxicité sur le système de reproduction, le cancer et les troubles neurocognitifs.

Pourquoi se tester ?

Permettez-moi de vous donner un exemple concret : un diabétique, au moment de son diagnostic biologique. On pourra supposer qu’il n’ y a pas lieu de connaitre son hémoglobine glyquée, car elle est forcément élevée. Or, il est nécessaire de connaître la profondeur de cette atteinte pour adapter des modifications de comportements.

Il en est de même de l’intérêt de connaître son imprégnation aux polluants. Nous savons tous que nous sommes 100% atteints. Mais se tester, c’est connaître précisément et individuellement notre intoxication pour adapter nos comportements. Nous pourrons diminuer cette intoxication, notamment, aux produits polluants retrouvés à des niveaux d'exposition très élevé.

Pourquoi tester, plus particulièrement, ses enfants ?

Les enfants, à cause de leur développement staturo-pondéral et cognitif, subissent de plein fouet l’effet des polluants, qu’ils soient organiques ou inorganiques. Connaître leurs niveaux d’exposition permettra à la famille de changer leurs habitudes et d’adapter leurs comportements pour écarter le maximum de polluants.

Pouvez-vous nous parler des analyses toxicologiques toxSeek ?

Les analyses toxseek dépistent un maximum de polluants qui ont plusieurs particularités :

  • La première est de tester des chefs de files dans les différentes familles de polluants (phtalates, parabens, etc.) pour avoir une idée globale de notre imprégnation toxique
  • La deuxième est de s’intéresser plus particulièrement aux polluants rémanents auxquels nous sommes exposés continuellement comme les pesticides et les métaux notamment les métaux lourds
  • Et en dernier, fournir une liste de polluants présents dans les cheveux à de telles concentrations qu’ils peuvent avoir un effet toxique à long terme, soit seul soit associé aux autres polluants (effet cocktail).

Et la technologie utilisée ?

Cette analyse est possible maintenant car, la technologie utilisée pour la détermination des polluants organiques est récente. Pour vous donner une idée, le matériel est si cher et difficile d’utilisation que seuls quelques centres de recherche en disposent en Europe. L'utilisation est très complexe. Après des mois d'expérimentation, nous avons trouvé le calibrage parfait.

Comment ça marche ?

En fait, deux technologies d’analyse sont utilisées pour l'analyse toxSeek Integral, ce qui exige deux prélèvements de cheveux séparés.

  • La première analyse va utiliser un module de séparation des molécules, préalablement extraites par un lent processus. Une fois séparées, ces molécules vont subir une deuxième séparation selon leur masse et une troisième en haute résolution par leur masse exacte. Les molécules retrouvées sont comparées à une bibliothèque validée par le constructeur de l'analyseur.
  • La deuxième va concerner les métaux et métalloïdes. Les cheveux sont minéralisés, c’est-à-dire devenus une solution qui est injectée dans un plasma dont la température est d'environ de 7500 °C. Les molécules sont réduites à l’état d’atomes et les métaux sont analysés selon leurs masses et quantifiés.

Pourquoi cette analyse est révolutionnaire ?

Il existe quelques laboratoires, à travers le monde, proposant une analyse sur quelques pesticides. Or, nous savons qu’il faut prendre en compte les différentes familles de polluants. Cela nous a amené à travailler sur près de 1800 polluants. Mais la recherche de polluants organiques par LC-QTOF, la technologie que nous utilisons pour dépister les polluants organiques, a du mal à se généraliser en Europe à cause du prix et du savoir-faire. Les techniques utilisées par d’autres laboratoires sont des chromatographies gazeuses couplées à la spectrométrie de masse GC-MS, anciennes, et, à cause du traitement chimique des molécules à rechercher, donnent des résultats incomplets.

La révolution tient aussi par la double analyse avec recherche de métaux. Pour les enfants, une recherche de polluants sans le dosage de métaux est une analyse tronquée. Des millions de tonnes de nanoparticules inorganiques sont actuellement produites à travers le monde. Ce sera la future pollution d’envergure. Il est temps de se préparer au lieu de subir, à l'image de ce que nous avons vécu avec les pesticides.

Les cookies facilitent la fourniture de nos services. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez que nous utilisions des cookies.